Jusqu’où une phobie peut-elle mener ?

Comme je l’ai déjà mentionné dans un précédent post, une phobie est la peur irrationnelle et injustifiée d’un danger qui n’existe pas réellement ( uniquement dans l’esprit du phobique). Concernant la prévalence de ce phénomène psychologique, c’est-à-dire le nombre de cas recensés dans une population déterminée, elle est estimée à environ 10 %. Cela veut dire qu’environ une personne sur dix est sujette à une phobie, qu’elle soit axée sur un objet, une situation précise telle que se retrouver dans un ascenseur ou parmi une foule, la vue du sang…

Cependant, de par la différence de notre bagage génétique, nous ne sommes pas tous égaux face à la phobie. On observe chez les personnes atteintes plusieurs degrés de réactions. Si malgré toutes les précautions prises par un phobique pour éviter d’être confronté à l’élément phobogène (c’est-à-dire le déclencheur de sa phobie), celui-ci survient inopinément, dans la majorité des cas l’angoisse générée se dissipera assez rapidement, et le phobique en sera juste quitte pour une grosse frayeur pouvant être accompagnée de tremblements, de palpitations, de bouffées de chaleur ou d’un hurlement digne de percer les tympans de ceux qui se trouvent à ses côtés. Mais pour un faible pourcentage de phobiques ( moins de 1%), c’est une autre histoire. Ils entreront dans un état de panique extrême, sans être en mesure de contrôler leurs réactions. Certains se tétaniseront, se figeront sur place, d’autres commettront des gestes ou des actes inconsidérés et totalement disproportionnés au regard de la situation vécue…

Dans mon livre, je parle précisément de cette catégorie de phobiques. Pour l’écrire, il m’a fallu au préalable me documenter sur les réactions possibles de ces personnes souffrant d’une phobie aiguë, afin de savoir jusqu’où elles pouvaient aller pour échapper à leur phobie ou tenter de la combattre, « à chaud », sur le moment. J’ai d’abord parcouru des anecdotes drôles, comme celle de cet homme qui, pour fuir la proximité soudaine d’une abeille qui le collait d’un peu trop près, avait sauté sans réfléchir par la fenêtre de son appartement. Un saut qui aurait pu être très grave, surtout quand on sait qu’il habitait au quatrième étage, mais qui s’est heureusement bien fini puisqu’il a réussi à s’accrocher aux branches d’un des arbres entourant son immeuble.

Mais en approfondissant mes recherches, certains cas m’ont fait froid dans le dos. Notamment celui de Dominique Cottrez, cette mère à l’origine de la plus importante affaire d’infanticide jamais révélée en France. Huit, c’est le nombre des nouveau-nés qu’elle a tués. Les siens. Tous issus successivement de grossesses « invisibles », qu’elle arrivait à masquer par son obésité. Pour tenter d’expliquer les assassinats de ses propres bébés, elle disait avoir la phobie de son propre corps ainsi que celle du regard des autres.

Ce dernier cas de figure est vraiment glauque, lugubre, sinistre… Mais vous n’avez peut-être pas tout vu… Serait-il possible d’aller encore plus loin, dans la fiction cette fois ?

Et si vous vous plongiez dans la lecture de mon thriller « Apologie de la Vengeance » ?

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